– L’avis de Jean-Marc Quillet

L’entreprise de Cécile Emery et Bruno Puren est à saluer. Vivement.

Outre l’apprentissage du piano, l’ouvrage engage immédiatement à la compréhension du langage musical.

Parallèlement à des notions techniques, digitales mais aussi kinésiologiques, l’apprenti pianiste accède à l’intelligibilité du discours qu’il lui faudra faire écouter, « entendre » comme nous disons que nous « entendons », nous comprenons, ce que veut dire notre interlocuteur.

L’usage de chansons permet judicieusement de solliciter la mémoire collective populaire. La notion d’audition intérieure est ainsi sollicitée. Il est évident que l’apprenti pianiste conduira ses mélodies – et l’harmonie – avec un sentiment de flux vocal.

Il faut aussi souligner que l’adoption de ces chansons n’efface pas l’approche du répertoire des siècles passés.

L’iconographie riche et documentée ajoute à l’ouvrage un lien avec le monde de l’art.

Que dire de mieux sinon que nous attendons avec impatience les autres volumes !

Petite Biographie de Jean-Marc Quillet :

JMQuillet

Après des études poussées et incroyablement variées (percussion, écriture, harmonie, analyse, jazz, Maîtrise de musicologie, art dramatique, accompagnement danse…), il a enseigné la percussion, le jazz et la musique improvisée, l’art dramatique et la chanson. Il a été accompagnateur danse, dirige la Compagnie du « Théâtre du Monde » et est auteur compositeur interprète du « Quincaille à Dédé ».

Il est actuellement directeur adjoint du C.R.R. d’Amiens.

Suivez son actualité sur son site internet : JEAN-MARC-QUILLET

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– Transposer : un jeu d’enfant

Sur cette page vous trouverez un article autour de la méthode

« Apprendre le piano par les chansons »

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Dans la méthode « Apprendre le piano par les chansons », la transposition apparait dès la page 11 ( signalée par T)

La transposition consiste à jouer un même extrait musical dans plusieurs tonalités ( les enfants parlent de « pays »)

Ne manquez pas ces exercices, ils sont faciles et très formateurs.

Inutile de vous poser des questions théoriques sur l’armure, le nombre de dièses et de bémols que vous allez rencontrer. Par contre, ouvrez grand vos oreilles !

Le but est de retrouver exactement la même « chanson » et c’est votre oreille qui va vous guider et vous permettre d’éviter de jouer des fausses notes.

Image

Dans ce premier exercice, vous jouez en Do ( les deux pouces sur le Do du milieu du piano).

La main gauche va du Do au Sol puis revient au Do.

La main droite monte en notes voisines.


Mémoriser ce court fragment, puis partez en voyage !

En Sol, vous placerez vos deux pouces sur un Sol et reproduirez les mêmes intervalles aux deux mains (Gardez les mêmes doigtés) . en Fa, les pouces iront sur un  Fa .

Jusque là, pas de problème, il n’y a que des touches blanches.

En Ré, attention, il y a un « piège » !

Pour reproduire la mélodie initiale , le troisième doigt de la main droite doit jouer un fa # (touche noire à droite du Fa).

Au bout d’un certain temps vous allez vous familiariser avec cette technique.  Essayez alors de transposer les yeux fermés  pour que l’oreille soient plus sollicitée que les yeux.

Le piano devient un « terrain de jeu ». Les enfants apprécient beaucoup ces exercices et, souvent,  proposent des « voyages » plus compliqués avec départ sur une touche noire !

Grace à la transposition, vous apprendrez à former  votre oreille intérieure , à connaitre votre clavier, à développer votre mémoire.

LA TRANSPOSITION  A  TOUT  BON !

– L’évènement du 6 mars à Amiens

Le 6 mars, au Conservatoire de musique d’Amiens, a eu lieu :

LA  JOURNÉE DU PIANO

Table ronde sur le chapitre 5 de la méthode APPRENDRE LE PIANO PAR LES CHANSONS (les accords).

« Concert en chansons »  sur neuf extraits de la méthode :

  • 40 jeunes pianistes vont accompagner des choeurs d’enfants, improviser ou simplement chanter en s’accompagnant.
  • 20 classes du conservatoire (vents, cordes, danse chant, jazz, art dramatique etc…) participent à ce projet.

« Play-Bach » non stop, Ateliers de musique contemporaine, démontage d’un piano etc.

-Récital de piano avec Jean-Christophe Garcia, ancien élève,médaille d’or du CRR d’Amiens à l’âge de 14 ans.

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– Jouez comme vous chantez !

Sur cette page vous trouverez un article autour de la méthode

« Apprendre le piano par les chansons »

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La voix humaine exprime nos états d’âme : joie, tristesse, inquiétude…

Et les instruments ont été inventés pour l’imiter.

Trop souvent, au piano, on se contente de jouer les notes justes et de suivre les nuances indiquées. On a alors l’impression que le « contrat » est rempli, même si notre jeu nous parait vaguement impersonnel et ennuyeux.

Si notre jeu n’exprime rien, c’est qu’ il y manque l’essentiel : le phrasé.

Alors comment trouver ce phrasé ?

En considérant que nous sommes notre meilleur professeur.

Après avoir repéré le début et la fin d’une phrase (suivez les signes de liaisons indiqués par le compositeur), chantez la plusieurs fois en y mettant le plus d’expression possible.

Avec les nuances bien sûr mais aussi en suivant votre envie, selon votre personnalité. Mettez des mots sur votre musique (comme dans une chanson). Dessinez avec votre bras la courbe de la phrase, jusqu’où monte elle? Sur quelle note se trouve son point culminant? Comment se termine-t-elle, en force ou en douceur?

Lorsque vous  maitriserez votre phrase chantée, il s’agira de reproduire ce phrasé vocal au piano, sans le transformer !

– La tonalité selon Kundera

Sur cette page vous trouverez un article autour de la méthode

« Apprendre le piano par les chansons »

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L’écrivain tchèque Milan Kundera évoque la tonalité dans  « Le livre du rire et de l’oubli » :

« Voici ce que papa me racontait quand j’avais cinq ans : chaque tonalité est une petite cour royale. Le pouvoir y est exercé par le roi ( le premier degré) qui est flanqué de deux lieutenants ( le cinquième et le quatrième degré). Ils ont à leurs ordres quatre autres dignitaires dont chacun entretient une relation spéciale avec le roi et ses lieutenants. En outre, la cour héberge cinq autres notes qu’on appelle chromatiques. Elles occupent certainement une place de premier plan dans d’autres tonalités, mais elles ne sont ici qu’en invitées. »

Une jolie métaphore pour expliquer les degrés importants de l’échelle de la tonalité.

Au « royaume » de Do Majeur, le « roi » s’appelle Do (premier degré), les « lieutenants » sont Sol et Fa (cinquième et quatrième degré) et les quatre « dignitaires » se trouvent sur les touches blanches restantes de la gamme, soit Ré, Mi la et Si. Quant aux « invitées », ce sont  les touches noires du clavier. En Do majeur, elles ne s’invitent qu’occasionnellement mais attendent une prochaine modulation (changement de tonalité) pour jouer un rôle plus important !

– Travailler, c’est apprendre

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Phrases entendues au fil du temps :

« As-tu bien travaillé cette semaine? »  (le professeur)

« Vas travailler ton piano ! »  (les parents)

« Je n’ai pas le temps de travailler »  (l’élève)

« Je ne sais pas travailler » (l’élève désemparé)

« Travailler m’ennuie, je préfère jouer ! » (l’élève découragé)

Eh oui, tout le monde est d’accord là-dessus et cependant, si on veut progresser…

Alors, qu’est-ce que travailler veut dire ?

Travailler, c’est apprendre par coeur quelque chose qui appartient à la partition : un doigté, un phrasé, une nuance, un geste, un rythme….  en commençant par les notes à jouer !

Il n’est pas nécessaire de disposer de beaucoup de temps devant soi, dix minutes sont parfois plus efficaces qu’une heure.

Le tout est de s’organiser : lorsque vous vous asseyez devant votre piano, fixez-vous des objectifs raisonnables ; huit mesures peut-être, mais à fond !

Vous allez  noter toutes les informations contenues dans le texte et vous les réaliserez les unes après les autres en vous concentrant sur une seule chose à la fois. Vous serez surpris de voir que ces éléments, loin de se contrarier, vont finir par vous donner un « amalgame » tout à fait présentable.

Si vous n’y arrivez pas , vous reprendrez plus tard, cela va « murir  » tout seul.

Dernier conseil : si vous avez réalisé votre objectif en un temps record, BRAVO !   Vous pouvez alors jouer ce que vous aimez le plus pour vous détendre.

– Ménagez vous des pauses !

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« Apprendre le piano par les chansons »

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« Apprendre le piano par les chansons » est une méthode très « concentrée ». Ses soixante pages vont vous accompagner pendant trois ou quatre ans !

Chaque leçon  apporte un certain nombre de notions  que vous devez prendre le temps d’assimiler.

C’est pourquoi, nous vous proposons des  morceaux complémentaires ( Onglet « MORCEAUX +  » ). Ils vous permettront, lorsque vous terminez une leçon, de vous exercer tout en révisant les notions nouvelles .

Prenez le temps de  travailler ces morceaux jusqu’au moment où vous serez à l’aise, c’est à dire lorsque vous pourrez  enchaîner chacun dans un tempo régulier et sans vous arrêter.

Loin d’être une perte de temps, ce travail vous permettra d’aborder tranquillement la leçon suivante.

– Un exemple : la leçon 5

Sur cette page, vous trouverez des extraits de la leçon 5 de la méthode

« Apprendre le piano par les chansons »

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Première page

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Sur cette première page de la leçon 5, la chanson apparaît en haut ; elle servira de support de travail. Il convient de se « l’approprier » en l’apprenant par coeur avec les notes ET les paroles.

Chaque leçon est illustrée de manière poétique et originale.

En haut à gauche sont indiqués :

  • L’élément principal travaillé dans la leçon (ici les accords)
  • La tonalité principale (ici Do Majeur)

À cette comptine, succèdent les exercices qui vont vous permettre de jouer la chanson au piano en « mains parallèles ».

Deuxième page

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Après la chanson à l’unisson, voici un enchaînement harmonique qui permettra d’avoir les connaissances de base pour l’accompagner. N’oubliez pas de transposer cet enchaînement, cela facilite la mémorisation !

Suit un exercice pour apprendre à jouer avec la pédale. Comptez les quatre temps à voix haute pour enfoncer et retirer la pédale (de droite) au bon moment.

Troisième page

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On  trouve, dans cette page, la comptine que l’on chantera en s’accompagnant soi-même !

Suivent deux exercices :

  • Préparation à la gamme de Do Majeur: l’étude des gammes est importante pour la connaissance du clavier. Ici, on travaille une des difficultés principales des gammes: le passage du pouce. Gardez le poignet relativement haut et jouez le pouce « au bout », sur le bord externe.
  • Notes tenues : On garde le pouce enfoncé pendant quatre mesures, puis le 5ème. C’est un exercice d’indépendance des doigts.

Quatrième page

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Grâce aux exercices précédents, vous pouvez jouer à présent la chanson accompagnée en version piano seul.

Suit ici une lecture rapide. Ces petits morceaux permettent d’apprendre à lire et à jouer des partitions dans tous les styles.

Dans les deux dernières pages de la leçon, on trouvera un travail d’invention, deux autres lectures rapides ainsi qu’un morceau.

BON TRAVAIL !

– Un apprentissage « global »

Sur cette page vous trouverez un article autour de la méthode

« Apprendre le piano par les chansons ».

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Autrefois, l’idéal antique d’Apollon, le trouvère, le troubadour, proposaient des figures indifférenciées du poète et du musicien, auteur-compositeur-interprète pourrait-on dire, chantant en s’accompagnant soi-même.

L’avènement d’une pensée harmonique a engendré la basse continue qui deviendra un outil pédagogique fondamental. Le chiffrage de la basse continue – sorte de « sténographie » musicale, « grille » avant la lettre- apparaît dès la fin du 16ème siècle pour l’accompagnement «  à vue » d’œuvres vocales où il importe de suivre et de faciliter la mouvance du chant dramatique.

Cette pratique demande une habileté instrumentale, une écoute, une capacité de lecture instantanée,  une connaissance harmonique, des capacités d’improvisation et du goût !

Ainsi, au 18ème siècle, toutes ces matières font partie intégrante de l’apprentissage d’un instrument à clavier.

Ce n’est que plus tard, au 19ème siècle que l’émergence de la dimension harmonique du langage musical, l’affirmation de l’accord en soi ont provoqué dans le domaine de la musique « savante » une complexification, un développement de l’écriture instrumentale et nécessairement une division de tâches.

Cela déteindra sur l’enseignement musical qui deviendra de plus en plus spécialisé.

Pourquoi alors ne pas proposer une méthode de piano plus « globale » qui retrouverait cette manière de penser et d’apprendre.

Aujourd’hui,  on trouve encore cette manière « globale » d’apprendre dans les classes d’orgue, de clavecin, d’accompagnement (mais la technique et le répertoire de piano sont vus ailleurs, en cours de piano). On trouve aussi cette approche chez les auteurs-compositeurs-interprètes en musiques actuelles .

Nous croyons ainsi qu’il faut aider les élèves à s’ouvrir l’esprit : une formation pianistique sérieuse doit comprendre un apprentissage instrumental, mais aussi un développement de l’intelligence musicale, de l’invention et de l’initiative.

C’est ce que cette méthode essaie de faire.

Que les professeurs de piano n’aient pas peur, inutile d’avoir une formation poussée en harmonie ou en improvisation pour l’utiliser ! Elle se veut simple et progressive, utilisant des répertoires variés.

Enfin, l’avantage de cette approche globale est qu’elle peut être utilisée par des élèves adultes qui veulent s’initier au clavier ; étudiants en musicologie, professeurs de chants ou d’instruments qui veulent accompagner leurs propres élèves…

– Pourquoi cette méthode ?

Sur cette page vous trouverez un article autour de la méthode 

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Cette méthode est née d’un constat : nombre de jeunes pianistes parviennent, au bout de quelques années d’étude, à jouer agréablement un  Prélude de Bach ou Le Petit nègre de Debussy, mais peu déchiffrent facilement une partition et sont capables de placer  des accords  fondamentaux sous une mélodie simple.

Pourtant le rôle du pianiste, qu’il soit amateur ou professionnel, ne se réduit pas à la reproduction d’un certain nombre de morceaux longuement étudiés tel un « drôle d’animal mammifère concertivore digitigrade ». Quel bonheur, en effet,  d’explorer à plusieurs le répertoire de la musique de chambre, de l’opérette, de la musique de film ou de la chanson !

On peut noter à ce propos que la demande a évolué ; le pianiste débutant souhaite progresser dans sa technique, bien sûr,  mais aussi découvrir rapidement un large éventail de styles  et de pratiques.

En compagnie d’autres instrumentistes ou chanteurs,  la qualité d’écoute et la compréhension rapide des partitions sont indispensables ; c’est ainsi que l’on pourra s’adapter au mieux aux différents répertoires, styles et circonstances rencontrés.

Dans cet esprit, nous souhaitons proposer une approche globale de l’éducation du pianiste : sans négliger une formation technique approfondie, nous y associons un travail de lecture à vue ainsi que le développement, dès les premières leçons, d’une conscience harmonique associée à une ouverture sur l’improvisation.

Cette démarche induit une progression qui conduira pas à pas le jeune musicien sur les chemins de l’autonomie et de la curiosité, but recherché de tout apprentissage.

Cette idée n’est pas nouvelle, elle s’inscrit dans une tradition oubliée qui remonte au dix-huitième siècle : Carl Philipp Emmanuel Bach n’est-il pas l’auteur d’un traité d’accompagnement et d’improvisation, essai sur la véritable manière de jouer les instruments à clavier ?

A notre époque, il semble que seuls les organistes accompagnant l’office poursuivent cette tradition.

Chaque leçon s’articule autour d’une chanson populaire, en exploitant de façon systématique son contenu technique et musical. Le choix de chansons françaises nous a paru bien adapté aux débutants car c’est un répertoire facile à chanter et à mémoriser, évocateur et souvent connu de tous.

Chaque leçon est ainsi composée d’une chanson populaire, une chanson de variété (pop, rock…) qui sert de base à un travail de lecture rapide ou d’improvisation, une musique connue (opérette, musique de film) et un ou deux classiques. Des transpositions sont proposées dès que cela est possible.